En matière de climat, le décalage entre les mots et la courbe des émissions est frappant, malgré l’Accord de Paris et les autres engagements officiels récents.
Cette inaction de la part des décideurs suscite colère et anxiété au sein de jeunes générations qui vivront à l’ère des grands dérèglements. Le dialogue de sourds qui en résulte est-il la marque d’une impuissance démocratique ? L’urgence écologique nécessiterait-elle des mesures plus autoritaires ? Notre contrat social est-il encore adapté à l’impératif d’une transition rapide ?
D’un autre côté, que veut dire démocratie aujourd’hui ? Ce mot ne sonne-t-il pas de plus en plus creux à force d’être dévoyé et invoqué à tout-va ?
Dans ce grand cours Sator, Lucile Schmid déploie avec brio une thèse novatrice autant que fondamentale pour cheminer dans les décennies à venir : l’urgence
écologique est une chance pour redonner du souffle à la démocratie, et la démocratie est la seule manière de réussir efficacement la transition.
Découvrez les penseurs de la technique, les philosophes de l’anthropocène, l’histoire de la prise de conscience environnementale nationale et internationale, les difficultés de l’écologie de gouvernement, les rivalités de la « géopolitique verte » entre Europe, États-Unis et Chine, les grandes controverses qui structurent le débat (place de la technologie, décroissance économique, dictature verte, etc.), la place de l’écologie sensible dans la construction d’un nouveau récit démocratique, les exemples inspirants, locaux comme étrangers, de la démocratie écologique réelle, etc.
Ce cours novateur par son ambition propose une analyse documentée et engagée de l’ensemble des termes du débat, et des contradictions intimes et collectives qui sont les nôtres.
La planification écologique est-elle technocratique ou démocratique ? Saurons-nous moins consommer ? L’économie écologique existe-t-elle ? Devons-nous dire adieu au progrès ? Les institutions peuvent-elles changer et comment ? L’inventivité des activistes pourrait-elle irriguer des institutions ouvertes sur la société ? Où situer les impératifs de justice sociale ? Comment construire une écologie populaire adaptée aux réalités nationales ?
Ce cours mobilise une véritable érudition pour rentrer en profondeur dans la culture écologique. Il articule avec brio références universitaires et faits d’actualité, compétences juridiques, économiques comme littéraires, artistiques ou philosophiques.
Il nous invite à une véritable transition personnelle profonde susceptible de nous donner l’ensemble des clefs pour construire intimement une vision d’une démocratie qui ne se réduit pas aux processus électoraux, et qui retrouve son intensité.